Le blog de Creuse Résistance

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mercredi 27 février 2013

La tragédie d'Oradour et les Malgré-Nous

Avec l'autorisation de leur auteur, nous mettons en ligne deux documents consacrés à la tragédie d'Oradour et des « malgré-nous ».
Ces deux textes n'engagent que leur auteur et d'aucune façon notre association, mais dans l'intérêt du débat, il nous a semblé intéressant que les personnes qui nous font l'honneur de consulter notre site puissent prendre connaissance de ces documents.

1. Le 10 juin 1944, Oradour-sur-Glane et les Malgré-Nous
« Du 12 janvier au 13 février 1953 s'est tenu au Tribunal militaire de Bordeaux un des procès les plus médiatisé de l'après-guerre, car des Alsaciens figuraient sur le banc des accusés : celui de la destruction du village d'Oradour-sur-Glane et de l'anéantissement de la presque totalité de ses habitants, du plus atroce crime de guerre perpétré sur le sol français. »
Pour lire la suite, cliquer sur le lien :
Oradour et les Alsaciens

2. Le procès de Bordeaux et ses conséquences

Le procès d’Oradour-sur-Glane, qui s’est tenu à Bordeaux du 12 janvier au 12 février 1953 est-il une vieille histoire ?
Certes non, comme l’ont démontré les réactions passionnées qui ont suivies la condamnation, le 14 septembre 2012, d’un survivant de la tragédie, Robert Hébras, pour ses
propos négationnistes tenus dans sa brochure Oradour-sur-Glane, le drame heure par heure : « Je porterais à croire que ces incorporés de force fussent tout simplement des volontaires », outrepassant ainsi, d’après l’arrêt de la Cour d’Appel de Colmar, « les limites de la liberté d’expression en mettant en doute (…) le caractère forcé et non volontaire de l’incorporation de force de jeunes Alsaciens dans les unités allemandes de Waffen-SS, notamment ceux ayant participé ou assisté au crime de guerre commis le 10 juin 1944».
Sans vouloir à nouveau justifier la réalité de l’incorporation de force des 13 Malgré-Nous, chose définitivement reconnue et jugée par la Justice française en 1953 et confirmée par elle en septembre 2012, il convient de revenir sur certains points de cette affaire qui continue de diviser une partie de l’opinion, d’autant plus que Robert Hébras a décidé de se pourvoir en cassation. »
Pour lire la suite, cliquer sur le lien :
Le procès de Bordeaux

mercredi 19 décembre 2012

La Creuse pendant la Seconde Guerre mondiale

Voici le compte rendu du journal La Montagne, en date du 15 décembre, du livre :
« La Creuse pendant la Seconde Guerre mondiale — figures et moments »
Livre qui fut présenté à la presse le mercredi 12 décembre 2012, à Guéret.
Nous aurons prochaienment l'occasion de revenir sur ce livre important.
Pour agrandir l'image, cliquer sur cette dernière.
Retour sur la Creuse en guerre


dimanche 2 décembre 2012

La France pouvait continuer la guerre en juin 1940

Dans un billet précédent, nous avions rendu compte d'un ouvrage rédigé par le général Merglen qui avait également écrit un article très remarqué :

« LA FRANCE POUVAIT CONTINUER LA GUERRE EN AFRIQUE FRANÇAISE DU NORD EN JUIN 1940 »
Le régime de Vichy s'est installé en France, abolissant la IIIe République, parce que le gouvernement du maréchal Pétain, mis en place le 16 juin 1940 dans la nuit, a décidé que la Métropole ne pouvait pas continuer la guerre avec son Alliée la Grande-Bretagne dans les trois départements d'Algérie, l'Afrique du Nord Française, le Levant et son Empire colonial.
L'examen historique de documents de l'époque et des événements qui se sont déroulés dans les mois suivants permet de penser que la France pouvait poursuivre la guerre en Afrique Française du Nord. D'autant plus que Hitler, devant lutter en priorité contre la Grande-Bretagne et se préparant déjà à l'invasion de l'Union soviétique, n'avait ni la volonté ni les possibilités de se porter de l'autre côté de la Méditerranée en AFN. »

Cet article fut publié en octobre 1992, n° 168, dans la revue Guerres mondiales et conflits contemporains.
Les PUF responsables de la publication et la rédactrice en chef de cette revue nous autorisent  à mettre sur le site de notre association l'article du général Merglen, pour ce faire cliquer sur le lien :
La France pouvait continuer la guerre en juin 1940
Il est possible de consulter le document original sur le site :
http://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains.htm

lundi 1 octobre 2012

Novembre 1942 — La Grande Honte, publié en 1993 par le général Albert Merglen, Éditions de L’Harmattan

Couverturelivre la grande honte
Novembre 1942 — La Grande Honte, publié en 1993 par le général Albert Merglen, Éditions de L’Harmattan.
Ouvrage publié en 1993 et peu connu, qui traite de l’armée dite de « l’armistice » de manière fort précise et plus que critique. S’appuyant tant sur les archives françaises qu’allemandes, ces dernières montrant bien l’objectif que l’occupant lui fixait et la perception qu’il avait de cette pseudo armée. L’auteur démontre bien que le postulat initial qui avait présidé à sa création, et la dévotion de son état-major au Maréchal Pétain, tout cela ne pouvait qu’aboutir à sa pitoyable capitulation en novembre 1942. Cela quelles que soient les actions bien réelles d’un certain nombre de ses officiers, cela pour en faire une future armée de reconquête du pays. Même si on fait abstraction de l’irréalisme de plusieurs plans échafaudés, ces actions de camouflage de matériel et plans de mobilisation étaient vouées à ne pas déboucher sur une reprise des combats ou résistance militaire.
Les officiers de cette armée s’étant enfermés dans un dilemme insoluble : allégeance totale au gouvernement de Vichy, au nom d’une conception rigoriste du devoir d’obéissance, et germanophobie empreinte d’un fort esprit de revanche. Livre que l’on peut qualifier de partisan et d’ailleurs l’auteur le revendique, mais d’une grande rigueur sur les faits et analysant bien l’état d’esprit des cadres de cette armée.
L’auteur, docteur en histoire, est une personnalité atypique : jeune professeur d’Allemand, officier de réserve participant aux combats de 1940, fait prisonnier, il s’évadera, gagnera le Maroc et intégrera ce que maintenant on appelle les « forces spéciales ». Unités dans lesquelles il fera une grande partie de sa carrière, et terminera général.

Pour en savoir plus sur l’auteur, voir le lien renvoyant à sa nécrologie :
http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2012/07/06/albert-merglen-engage-de-la-premiere-heure

vendredi 21 septembre 2012

Maquis noirs et faux maquis

Le 26 novembre 2011 s'était tenu à Châteauroux un colloque consacré à la vie quotidienne dans les maquis de la R 5, voir le billet que nous avions consacré à cet événement :
http://www.creuse-resistance.fr/blog/index.php?q=colloque

Christophe Moreigne avait, à cette occasion, représenté à la fois notre association et le département de la Creuse, Fabrice Renard était également intervenu pour aborder une question délicate : celle des faux maquis.
Le livre de cet historien a paru au printemps de cette année, voici une vidéo dans laquelle Frabrice Renard livre quelques explications, afin de comprendre ce qu'il entend par faux maquis.
Que ce soit Frabrice Renard, que ce soit Christophe Moreigne, il faut saluer ces historiens qui explorent des pistes nouvelles, sans concession, avec une rigueur remarquable.
Il ne s'agit pas bien entendu de ternir la mémoire des Résistants, bien au contraire ! Car le travail approfondi de ces historiens permet de mieux saisir ce que fut la complexité de la vie de ces femmes et de ces hommes de l'ombre, confrontés aux provocations, aux manipulations, et aux fourbes peu scrupuleux.

« À partir de 1942, de vastes portions du territoire échappent au contrôle de Vichy comme à celui de l'occupant. Mais, à côté de maquisards authentiques, des individus charismatiques au passé trouble, « Soleil », Lecoz, « Mickey » ou « Bayard », rançonnent l'habitant et font régner leurs propres lois. Escrocs, truands, déserteurs, ces profiteurs de la guerre ont pu enrôler des combattants de bonne foi. C'est pourquoi il a pu paraître si difficile de distinguer vrais et faux maquis, dans un contexte de règlements de comptes entre gaullistes et communistes. À travers une passionnante plongée dans les archives (rapports de gendarmerie, procès de la Libération), Fabrice Grenard nous aide à mieux cerner les contours de cette zone grise, entre résistance déclarée et banditisme. »
Pour regarder la vidéo, cliquer sur le lien :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=f-HX4oIERdw&noredirect=1

lundi 14 novembre 2011

Jean LOPEZ et Lasha OTKHMEZURI, Grandeur et Misère de l'Armée Rouge — Témoignages inédits 1941 - 1945

Jean LOPEZ et Lasha OTKHMEZURI, Grandeur et Misère de l'Armée Rouge — Témoignages inédits 1941 - 1945, Paris, Éditions du Seuil, 2011, 341 pages.

Il est impossible de résumer ici un tel livre, tant les témoignages présentés dans cet ouvrage sont non seulement émouvants, mais d'une intensité dramatique, à la limite du supportable.
Tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale savent que l'affrontement de l'Allemagne hitlérienne et de l'Union Soviétique fut monstrueux, entraînant une véritable hécatombe.
Les douze témoignages que nous livrent les deux auteurs montrent que cette « Grande Guerre patriotique » fut une épreuve monstrueuse, un traumatisme d'une rare ampleur. Le bilan de cette guerre est lui-même hallucinant, près de trente millions de morts pour l'URSS forte de 170 millions d'habitants au début de la guerre.
Nous pouvons comprendre pourquoi souvent les Russes peuvent avoir le sentiment que ce sont surtout eux qui ont principalement supporté le poids de cette guerre contre l'Allemagne nazie et que, sans leurs sacrifices, il n'est pas certain que les Alliés auraient pu vaincre l'Allemagne. Mais ce livre révèle que le prix à payer pour ces sacrifices fut épouvantable, un seul exemple :
« Rien qu'en 1941-1942, les troupes du NKVD fusilleront 198 000 soldats soviétiques pour automutilation, abandon de position et autres actes de désertion. » (page 92)
Un sujet presque tabou, mais qui commence à être mieux connu aujourd'hui : celui des viols de masse commis par les soldats de l'Armée Rouge en Allemagne, est traité dans ce livre, et ce sans fard et sans complaisance.
Toutes ces épreuves subies par les soldats de l'Armée Rouge étaient inimaginables en Occident.
Comment ce peuple a-t-il pu surmonter de telles souffrances ? Cet ouvrage permet de répondre à cette vraie question.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir :

Misère Armée Rouge

mardi 1 novembre 2011

Jean-Louis de la Vaissière, Qui sont les Allemands ?, préface de Volker Schlöndorff

Jean-Louis de la Vaissière, Qui sont les Allemands ?, préface de Volker Schlöndorff, Paris, Max Milo Éditions, 2011, 382 p.

Qui sont les Allemands ?

Après avoir été l’ennemi héréditaire de la France, l’Allemagne serait devenue maintenant l’ami intime, au point de former avec la France un couple parfait, un modèle de réconciliation pour tous les pays se vouant une haine inexpugnable. 

Mais, en réalité, que savons-nous de l'Allemagne ? Force est de reconnaître que, par trop souvent, ce sont les vieux clichés éculés qui dominent la perception que nous avons de l'Allemagne et des Allemands. Même près de soixante-dix après la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, l'image que nous avons aujourd'hui de l'Allemagne est en partie obscurcie par le lourd passé de ce pays qui aura marqué à tout jamais l'histoire de l'Europe et du monde.

L'ouvrage de Jean-Louis de la Vaissière, ancien correspondant de l'AFP à  Berlin pendant de très nombreuses années,  est indispensable, même pour ceux qui pensent bien connaître l'Allemagne. L'auteur aborde des sujets très importants, souvent ignorés, permettant de mieux saisir le comportement des Allemands aujourd'hui : la question de la dénazification, le poids de la culpabilité, la question de la religion par rapport au lourd passé de l'Allemagne. De nombreux chapitres de ce livre ne sont pas sans rappeler les livres d'Henry Rousso, en comparant ce qui est comparable, livres consacrés aux séquelles du régime de Vichy dans la France contemporaine.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Qui sont les Allemands couverture


jeudi 18 août 2011

Pierre Julitte, L’arbre de Goethe, Presses de la Cité. 1965 - 376 pages

L’arbre de Goethe
Pierre Julitte. Presses de la Cité. 1965 - 376 pages

arbredegoetheL’arbre de Goethe… symbole de la culture et du romantisme allemand… symbole de la survie de cette culture entouré de ce que l’Allemagne a secrété de plus laid. Pierre Julitte reprend ce symbole pour décrire, dans son livre du même nom paru en 1965, l’univers concentrationnaire de Buchenwald.

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