Le blog de Creuse Résistance

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dimanche 15 mai 2022

Journal d’un Français Libre, 1939-1945


Engagé volontaire en janvier 1939, neuf mois avant la déclaration de guerre, la destinée de René Pigois bascula lorsqu’il accepta de rejoindre le poste de sécurité radio à l’état-major des troupes du Levant à Beyrouth. Il ignorait alors qu’il partait pour six ans et six mois, sans revoir la France et sa famille…
Après l’armistice signé en 1941 à Saint-Jean-d’Acre, devant choisir entre le ralliement à de Gaulle ou le rapatriement en France, il n’eut pas d’hésitation et le 17 août 1941 il signait son acte d’engagement dans les Forces françaises libres.

Témoin et acteur, il nous relate dans ce journal de guerre la suite de cette épopée : Bir Hakeim, El Alamein, la Tunisie, la campagne d’Italie, avant de retrouver enfin la France avec le débarquement de Provence. Il fera partie de cette grande famille de la France libre, de cette « merveilleuse aventure idéaliste qui vit son but, fort lointain et incertain au début, se réaliser pleinement, avec la satisfaction morale d’avoir mis en concordance nos idées et nos actes ».  

René Pigois est décédé en septembre 2018 quelques jours avant ses 99 ans. Chevalier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite, il avait reçu aussi de nombreuses décorations à titre militaire, dont celle de la France libre.
Ce livre est disponible auprès des éditions Points d'Æncrage au prix de 20 euros, Musée de la Vallée de la Creuse, à Éguzon.
couverture Pigois

jeudi 5 mai 2022

La Mesure J, ouvrage de Christophe Moreigne

26 août 1942. Quatre-vingt-dix personnes résidant dans la Creuse sont arrêtées et rassemblées dans les locaux désaffectés de l’ancienne cartoucherie de Boussac. Cette rafle est l’aboutissement des opérations d’arrestation des Juifs que les gendarmes creusois chargés de les mener nommaient « la Mesure J ».
Les documents administratifs et judiciaires conservés aux archives départementales de la Creuse, et aujourd’hui consultables, ont permis à Christophe Moreigne d’affiner les chiffres : quarante-quatre personnes ont été envoyées de Boussac au camp de Nexon dans la Haute-Vienne ; parmi celles-ci, trente et une sont envoyées à Drancy le 29 août 1942 et déportées vers Auschwitz, le 31 août et le 2 septembre, par les convois numéros 26 et 27 ; dix-huit autres noms s’ajoutent à cette liste. Ce sont donc quarante-neuf personnes qui ont été déportées.
Pour qu’elles ne restent pas de simples éléments comptables, Christophe Moreigne s’est attaché à retracer leur vie, de leur naissance à leur arrestation, en passant par les circonstances de leur arrivée en France. Il a rassemblé le maximum d’éléments biographiques ainsi que des photos permettant de retrouver les visages de beaucoup. Après La Mention rouge publié en 2018, Christophe Moreigne nous place avec La Mesure J en empathie avec des femmes et des hommes dont le seul tort était d’exister.

Cet ouvrage est disponible dans toutes les bonnes librairies du département de la Creuse, ou bien en s'adressant directement auprès de l'auteur.
couverture mesure J

dimanche 1 mai 2022

AVAIENT-ILS LE CHOIX ? Réquisition de la main-d’œuvre dans le département de l’Indre, 1942-1945

Le premier ouvrage consacré totalement à la réquisition de la main-d’œuvre indrienne, durant la Seconde Guerre mondiale, voit enfin le jour. Ce livre présente une reconstitution minutieuse des différentes phases de cette réqui-sition, des départs volontaires jusqu’au peignage des entreprises, sans oublier le trop fameux STO.
Jean-Luc Stiver nous offre là un récit complet, montrant les rouages implacables de l’administration de Vichy, pour répondre aux exigences de l’Allemagne nazie.

La préface est de Raphaël Spina, ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur et enseignant-chercheur en Histoire à l’université d’Aix-Marseille, spécialiste national de la réquisition ; en voici quelques extraits :
« Et ce qui n’empêche pas Jean-Luc Stiver de nous apporter des informations utiles, y compris pour une meilleure connaissance du STO au plan national… »
« De même, aucun historien n’avait réussi à savoir sur quels critères un requis du STO était affecté non pas à l’Allemagne, mais à l’Organisation Todt, chargée de fortifier les côtes et autres travaux militaires en France occupée. La note ici retrouvée du 18 mai 1943, signée Pierre Laval, donne enfin une explication… »
« À défaut de la reconnaissance de leurs souffrances par l’État et la population, il reste leur étude et leur redécouverte par les historiens, ainsi que celle des réfractaires. Ce solide ouvrage va y contribuer à coup sûr, pour les requis et réfractaires de l’Indre et indirectement pour les autres aussi. Il reste à souhaiter que chaque département connaisse tôt ou tard une monographie d’aussi bonne qualité… »
Ce livre est disponible en s'adressant à l'auteur.
couverture sto

mardi 18 janvier 2022

Le bulletin annuel de notre association, numéro 54

Sommaire

Éditorial     
Guy Avizou

Heureux comme un Juif à Vidaillat
Histoire oubliée de la sauvegarde des Juifs dans un village creusois 
Christian Penot

Roland Charles Fortuné Deroubaix     
Olivier Verguet   
Prendre contact auprès de notre association pour commander ce bulletin, disponible dans certaines librairies du département de la Creuse.
bulletin 54

samedi 3 octobre 2020

Une rafle Bourganeuf, 21 juillet 1944

Une rafle Bourganeuf, 21 juillet 1944
Marie-Françoise Greminger
éditions Points d'Æncrage

Ce livre, fruit de plusieurs années de recherches, relate les douloureux événements qui se sont déroulés en juillet 1944. La brigade Jesser sévit dans tout le département de la Creuse et particulièrement dans le secteur de Bourganeuf. Si l’arrestation de nombreux maquisards suivie de leur enfermement dans la Tour Zizim avant déportation reste dans les mémoires, la rafle de juifs regroupés dans ce même édifice et également déportés semble, elle, bien oubliée et même méconnue. Pourtant, si on excepte les rafles de 1942 et 1943, celle-ci pourrait être la plus importante opérée dans le département.
La ville, comme toute la Creuse, compte de nombreux juifs, réfugiés pour certains depuis le début de la guerre. Vingt d’entre eux  sont arrêtés sur ordre de la Gestapo, quinze périront dans les camps. Parmi ces derniers, six membres de la même famille dont une enfant de quatorze ans. Trois personnes réussiront à s’évader pendant le transport dont un garçon de treize ans et seulement deux jeunes femmes reviendront des camps. C’est le témoignage des rescapés qui permet au lecteur de suivre le déroulement de la rafle, leur long périple dans une France qui se libère et, pour ceux qui n’ont pu s’échapper, leur arrivée à Auschwitz par le convoi 82. Les souvenirs d’une jeune fille de seize ans décrivent les étapes de son parcours personnel jusqu’à sa libération en 1945.
Dans la première partie du livre et, en s’appuyant sur de nombreux documents, l’auteure retrace la vie de la population juive à Bourganeuf. Les raisons de leur installation dans cette ville, leurs moyens d’existence, les menaces qui pèsent sur eux. Il y est question aussi des rafles qui ont précédé celle du 21 juillet 1944.

Marie-Françoise Greminger, née à Bourganeuf en 1942 a vécu entourée d’enfants juifs jusqu’en 1946. Elle a beaucoup entendu parler de cette rafle par sa mère, mais n’en avait pas mesuré  l’importance. Ce n’est qu’en 2016, après avoir fait la connaissance de la famille Cahen (dont 6 membres ont été exterminés), que des informations lui ont donné le désir d’entamer des recherches et sortir de l’oubli ces victimes du nazisme.
Auparavant, elle a travaillé à Radio France pour la station locale de Guéret et pour France Culture.
Elle a également publié :
« Antoine Coudert » éd. Gallimard coll. Haute Enfance
« Tristan L’Hermite, le chant des poètes » éd. Alexandrines  ouvrage collectif « Balade en Limousin »
« J’ai trois ans » éd. Points d’Æncrage dans le livre de Christophe Moreigne « La mention rouge »
à paraître en 2021« Où sont les autres ? » éd. Les Ardents Éditeurs
Elle est membre de l’ARROC (Association pour la Recherche sur la Résistance et l’Occupation dans la Creuse) et partage sa vie entre Bordeaux et Bourganeuf.
Le livre est disponible dans les librairies de la Creuse ou par contact à http://www.creuse-resistance.fr/
01 La Rafle02 La Rafle





jeudi 6 août 2020

Le bulletin annuel de notre association, numéro 53

Le bulletin annuel de l'ARROC, le numéro 53, est disponible.

Éditorial       
Guy Avizou
Hommage à Albert Marchand        5   
Christophe Moreigne
Témoignage d’Albert Marchand        9
Médecins et service de santé
dans la résistance en Creuse        23   
Olivier Verguet       
27 mars 1942
Pourquoi le premier parachutage
de matériel en Creuse a-t-il eu lieu ?    41
Christian Penot

Prendre contact auprès de notre association pour commander ce bulletin, disponible dans certaines librairies du département de la Creuse.
Bulletin 53 2020

samedi 25 janvier 2020

Jacques Bloch, entretien accordé au journal Le Monde, le 16 janvier 2020

« Les gens qui perdaient espoir disparaissaient en quelques jours »
 Jacques Bloch et les fantômes de Buchenwald
Par Benoît Hopquin

Publié le 16 janvier 2020
Pour lire la suite, cliquer sur le lien :
Jacques Bloch, Le Monde janvier 2020

Ne pas oublier que le livre de Christophe Moreigne, La Mention Rouge, contient un important chapitre dans lequel Jacques Bloch évoque ses activités de résistant en Creuse.
Voir :
La Mention Rouge
Excellent article rendant compte du livre de Christophe Moreigne, dans la revueTSAFON – Revue d'Etudes juives du Nord, cliquer sur le lien Revue article Mention Rouge

jeudi 23 janvier 2020

75 ans après : Pechbonnieu, village résistant révélé

75 ans après : Pechbonnieu, village résistant révélé

L’un des personnages de cette histoire vraie était Jean Bancaud, de Bourganeuf.
livre de Monsieur Robène

1940 : Pechbonnieu est un village de 400 âmes à une vingtaine de kilomètres au Nord de Toulouse. C'est chez une famille de cette bourgade que, jusqu'à la fin de la guerre sans discontinuer, des Juifs (enfants et adultes), des réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire), des résistants, des parachutistes anglais et même des déserteurs de l'armée nazie vont trouver refuge pour une nuit ou plusieurs mois. Dans cette maison, on rédigeait et imprimait des tracts, on préparait des transferts vers l'Espagne, on soignait les clandestins malades ou blessés, exerçait des opérations de messagerie, procurait de  vrais-faux papiers, Edgar Morin et Clara Malraux organisaient le MRPGD (Mouvement de Résistance des Prisonniers de Guerre et Déportés) en région toulousaine. Cette famille, les Robène, composée du père, Lucien, de la mère, Blanche, et de leurs deux filles, Lucette et Marguerite, se dispersera à l'issue de la guerre : les parents divorcent et chacun part de son côté, Blanche avec ses filles. Ni Blanche, ni Lucien n'ont jamais fait état de leur activité de résistants, et les villageois sont restés muets sur cette question, de telle sorte que ces épisodes auraient pu tomber dans l'oubli. Or, dans les années 80, Edgar Morin et Clara Malraux ont mentionné plusieurs fois leurs séjours et passages à Pechbonnieu dans la maison Robène. C'est à partir de ces témoignages que la descendance des époux Robène a entrepris de collecter des témoignages et de plonger dans divers fonds d'archives pour faire reconnaître Blanche et Lucien comme « Justes parmi les Nations ». Ce fut chose faite par Yad Vashem en mai 2018, et le nombreux matériau documentaire assemblé au cours de ces recherches a alimenté la rédaction du livre, préfacé par Edgar Morin, « La chambre de derrière, Laurent Robène, novembre 2018, L'Harmattan ». Dans cet ouvrage, l'auteur décrit avec minutie les activités d'une communauté villageoise sous le régime de Vichy d'abord, puis sous l'occupation à partir de novembre 1942, et c'est dans ce décor de vie quotidienne que se déroulent des actes de résistance jusqu'ici méconnus. Le lecteur découvrira en filigrane au fil des pages les deux thèses qu'avance et soutient l'auteur. D'abord, bien que le couple Robène ne soit lui-même affilié à aucun groupe, réseau ou mouvement de résistance (en quelque sorte, ils agissaient en free-lance), plusieurs de ces groupes, réseaux ou mouvements connaissaient le refuge de Pechbonnieu et l'utilisaient. L'auteur a établi qu'au moins quatre organisations différentes fréquentaient la maison Robène et il n'est pas interdit de penser qu'il y en avait d'autres, sans que cela ait laissé de traces. D'autre part, et malgré le secret nécessaire à l'exercice de telles activités au sein d'un bourg, il s'avère que tout le village était au courant de ce qui se passait dans cette maison et que personne n'a jamais rien dit, aucune dénonciation. Au contraire, l'auteur a relevé plusieurs manifestations d'une complicité active et consciente. Une histoire dont ce village, Pechbonnieu, peut être fier.

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