Le blog de Creuse Résistance

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Hommage

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mercredi 3 octobre 2018

Le 3 octobre 1897 naissait Louis Aragon – Les poètes de la Résistance

Je vous salue ma France aux yeux de tourterelle

Le 3 octobre 1897 naissait Louis Aragon ...


En hommage à ce grand poète, né il y a tout juste 120 ans, je vous invite à relire "Je vous salue ma France", un chant d'espérance au cœur de la nuit de l'occupation allemande. Paru dans dans un recueil intitulé Le Musée Grévin, publié clandestinement aux Editions de Minuit, il n'est dans un premier temps pas signé. Des extraits de ce poème sur la France éternelle ont été lus par le général De Gaulle sur les ondes de Radio Londres. Diffusé pour la première fois en 1956 sur les ondes de la RTF, "Je vous salue ma France" a en fait été enregistré en 1944. Écoutez Louis Aragon vous dire le  "Pays qui chante Orléans Beaugency Vendôme / Cloches cloches sonnez l'angelus des oiseaux" ... : https://www.franceculture.fr/litterature/louis-aragon-lit-je-vous-salue-ma-france

Je vous salue ma France ...

 

Lorsque vous reviendrez car il faut revenir

Il y aura des fleurs tant que vous en voudrez

Il y aura des fleurs couleur de l'avenir

Il y aura des fleurs lorsque vous reviendrez

 

Vous prendrez votre place où les clartés sont douces

Les enfants baiseront vos mains martyrisées

Et tout à vos pieds las redeviendra de mousse

Musique à votre cœur calme où vous reposer

 

Haleine des jardins lorsque la nuit va naître

Feuillages de l'été profondeur des prairies

L'hirondelle tantôt qui vint sur la fenêtre

Disait me semble-t-il Je vous salue Marie

 

Je vous salue ma France arrachée aux fantômes

O rendue à la paix Vaisseau sauvé des eaux

Pays qui chante Orléans Beaugency Vendôme

Cloches cloches sonnez l'angelus des oiseaux

 

Je vous salue ma France aux yeux de tourterelle

Jamais trop mon tourment mon amour jamais trop

Ma France mon ancienne et nouvelle querelle

Sol semé de héros ciel plein de passereaux

 

Je vous salue ma France où les vents se calmèrent

Ma France de toujours que la géographie

Ouvre comme une paume aux souffles de la mer

Pour que l'oiseau du large y vienne et se confie

 

Je vous salue ma France où l'oiseau de passage

De Lille à Roncevaux de Brest au Mont-Cenis

Pour la première fois a fait l'apprentissage

De ce qu'il peut coûter d'abandonner un nid

 

Patrie également à la colombe ou l'aigle

De l'audace et du chant doublement habitée

Je vous salue ma france où les blés et les seigles

Mûrissent au soleil de la diversité

 

Je vous salue ma France où le peuple est habile

A ces travaux qui font les jours émerveillés

Et que l'on vient de loin saluer dans sa ville

Paris mon coeur trois ans vainement fusillé

 

Heureuse et forte enfin qui portez pour écharpe

Cet arc-en-ciel témoin qu'il ne tonnera plus

Liberté dont frémit le silence des harpes

Ma France d'au-delà le déluge salut

 

Louis Aragon, 1897 - 1982

Août-septembre 1943, Le Musée Grévin, Editions de Minuit sous le pseudonyme de François la Colère

lundi 1 octobre 2018

La poésie au service du devoir de mémoire

Dans le dernier bulletin n° 51 de notre association, le témoignage exceptionnel de madame Picard sur l’exode avait été publié.
Cet épisode dramatique de la vie de madame Picard lui a inspiré un poème qui fut rédigé en janvier 2016 et que nous sommes heureux de pouvoir vous présenter :
poème de madame Picard

mardi 15 septembre 2015

Christophe Moreigne revient sur cet événement tragique : le massacre du Bois du Thouraud en 1943

La Montagne, 7 septembre 2015

Le Massacre du Bois du Thouraud en 1943 encore présent dans la mémoire collective

« Le monument du Bois du Thouraud interpelle plus que jamais et délivre son message. Très exactement 72 ans après le massacre de maquisards, Christophe Moreigne, bien connu pour ses travaux portant sur la Seconde Guerre mondiale, revient sur cet événement tragique. »
Pour lire la suite de cet article, cliquer sur le lien :
Commémoration du massacre du Bois du Thouraud septembre 2015

lundi 24 août 2015

Disparition de Suzanne Cerclier

Le 22 juin 2015 est décédée notre amie Suzanne Cerclier.
                  
Elle était issue d’une famille dont le rôle dans la Résistance, mais aussi plus généralement dans la vie sociale de la Creuse a été considérable.
Son père, Adrien Duris, fut avant-guerre adjoint au maire de Guéret. En janvier 1941, il refusa d’intégrer la nouvelle municipalité nommée par Vichy et participa activement à la Résistance au sein du réseau Alliance. Membre du CDL, il fut après-guerre élu conseiller général du canton de Guéret. Suzanne avait épousé Claude Cerclier, fils de
Roger Cerclier, ce dernier un des dirigeants de la Résistance creusoise, président du CDL, puis de 1945 à son décès accidentel en 1950, député de la Creuse.
C’est donc tout naturellement que Suzanne s’engagea et œuvra jusqu’à la fin de sa vie au sein d’associations ou institutions visant à préserver et à valoriser les idéaux des combattants de l’ombre : CVR, Amis du musée de la Résistance et de la Déportation, Comité du Concours de la Résistance.

Au sein de l’ARSVHRC son implication fut immédiate et totale. Suzanne faisait partie de l’équipe qui, autour de René Castille, avait créé l’association en 1993. Elle fut secrétaire et (ou) trésorière jusqu’en 2014, date à laquelle elle s’était retirée du bureau. Pendant plus de 20 ans, Suzanne accomplit ces tâches administratives avec beaucoup de rigueur,
de compétence et de dévouement. D’une humeur toujours égale, elle était discrète, mais ô combien efficace. Elle avait aussi participé aux recherches historiques de l’association, dépouillant aux archives départementales une masse importante de documents, notamment la collection des JO de la période 1940-1944.

Avec la disparition de Suzanne Cerclier, c’est l’un des piliers de l’ARSVHRC et, pour reprendre l’expression de notre ami Jacques Bloch, une « grande dame
qui s’en est allée ». À sa famille, sa soeur, ses enfants et petits-enfants, à ses nombreux amis, nous présentons nos très sincères condoléances, et redisons notre volonté de poursuivre une oeuvre à laquelle elle a donné le meilleur d’elle-même pendant de si longues années.

Guy AVIZOU, président de l’ASVHRC

mardi 30 juin 2015

Eugène France, Résistant creusois

La Montagne, 30 juin 2015
Les écoliers de Royère-de-Vassivière ont rencontré la fille d’Eugène France, Résistant creusois
À l’issue de la rencontre, les écoliers ont reçu des diplômes du petit veilleur de la mémoire
délivrés par la fondation pour la mémoire de la Déportation, félicité par Ginette Legay, à
droite.

Pour lire la suite, cliquer sur le lien :
Eugène France

lundi 15 juin 2015

Les Musiciens Interdits par les nazis, les musicens dans les camps

2015, 70e anniversaire de la victoire sur la barbarie nazie, année de commémorations officielles.
Hélas, trop de commémorations finit par tuer l'esprit de commémoration, et comme l'écrivait un historien spécialiste de cette triste période : nous avons trop de commémoration, mais pas assez d'histoire.
Quoi qu'il en soit, les programmes officiels de ces commémorations recommandaient que chaque commune de France rende hommage aux femmes et aux hommes qui furent victimes de l'Allemagne nazie, nous n'oublions pas que les artistes payèrent un lourd tribut, et en particulier les musiciens.
Pour celles et ceux qui sont intéressés par ce sujet, la station de radio Omega a consacré deux émisions qui peuvent être téléchargées, cliquer sur les liens pour avoir accès aux podcasts.
Présentation :
1945-2015 : 70 ans de la Libération.
L'équipe de l'émission Derrière le rideau et leur invité Jean-Baptiste PRUNET se sont mobilisés afin de consacrer deux émissions autour de la musique dans les camps de concentration.
Premier épisode : le 7 Mai 1945, le camp de concentration Theresienstadt est libéré. Nous abordons les conditions et les raisons d'existence de la musique dans ce camp très particulier :
http://www.radioomega.fr/site/podcast-05381065.html
Deuxième épisode : nous abordons différentes œuvres conçues par des musiciens professionnels dans le ghetto et camp de Theresienstadt :
http://www.radioomega.fr/site/podcast-62973237.html

samedi 13 juin 2015

13 juin, anniversaire de la naissance d'Émile Goué

13 juin, anniversaire de la naissance d'Émile Goué

N'oublions pas que le conservatoire départemental de musique et art dramatique de la Creuse porte le nom d'Émile Goué.
2015 marquant le 70e anniversaire de la libération des camps, et également le retour des prisonniers de guerre, un hommage particulier à ce compositeur, Émile Goué, qui aimait passionnément la Creuse, aurait pu être rendu, mais fort heureusement l'association, les amis d'Émile Goué, accomplit un travail admirable pour faire connaître l'oeuvre de notre musicien qui fut composée essentiellement en captivité.
« Hélios Azoulay et l'Ensemble de Musique Incidentale ont inscrit Emile Goué à plusieurs reprises lors de leurs concerts de musiques composées dans les camps de concentration, en particulier le 14 avril  à Paris, le 19 avril à Bruxelles, le 8 mai à Rouen pour l’anniversaire du 8 mai 1945. »
L’inventaire du fonds Emile Goué de la Médiathèque Musicale Mahler a été complètement versé dans le catalogue CCFr de la Bnf.Pour y accéder, aller dans
http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index.jsp
puis dans l’onglet manuscrit et ensuite écrire Goué dans « personne ».

samedi 16 mai 2015

Un très bel exemple à suivre : Un résistant décoré grâce à l'entêtement d'un collégien


D'aucuns doutent de l'intérêt qu'il y aurait à faire venir d'anciens résistants dans les établissements scolaires pour témoigner de leur engagement.
Eh bien, voici un exemple édifiant démontrant qu'il ne faut surtout pas perdre confiance.

Le Figaro.fr, le 15 mai 2015
http://www.lefigaro.fr
« Un résistant décoré grâce à l'entêtement d'un collégien

Touché par l'histoire d'un résistant, un collégien du Gard a écrit pendant deux ans à l'Élysée pour qu'il soit décoré. Ce vendredi, ce sera chose faite.

Son combat aura duré deux ans. Avant d'être couvert de succès, ce vendredi. Ce combat, c'est celui de Nicolas Lenoir, adolescent gardois de seize ans, qui a réussi à convaincre l'Élysée de décorer de l'Ordre de la Légion d'honneur un ancien résistant, Nicolas Vernandel, aujourd'hui âgé de 89 ans. L'histoire est rapportée par La Provence, et commence dans une salle de classe, lorsque l'ancien parachutiste et membre des FFI est invité au collège de Nicolas Lenoir pour témoigner.

«J'admire ce courage, toutes ces personnes qui ont combattu pour notre pays. J'imagine la peur qu'elles pouvaient avoir, moi qui ai presque le même âge qu'ils avaient lorsqu'ils partaient au combat», explique le jeune homme. Celui-ci est touché par la manière dont le soldat s'exprime: «lorsqu'il évoquait son passé, il avait la gorge serrée. Il pleurait même».

Passionné d'histoire - l'élève veut devenir professeur de cette discipline- assiste donc à ce témoignage. Cité par La Provence, Nicolas Lenoir explique avoir pensé à une chose à la fin de l'entretien: «a-t-il la légion d'honneur?» La réponse est non. Il décide alors de prendre sa plume, de défendre à sa manière le dossier de l'ancien militaire.

Interrogé par Europe 1, Nicolas Lenoir explique avoir dit à François Hollande «que c'est un ancien résistant, qu'il n'en reste malheureusement plus beaucoup. Donc je lui ai demandé s‘il pouvait lui remettre la légion d'honneur». Une question restée sans réponse pendant presque deux ans.

Contacté par le Figaro, le jeune homme ne souhaite plus communiquer. «Ça n'est pas à nous d'être mis en avant», explique son père. «La femme du résistant que l'on décore aujourd'hui souhaite aussi quelque chose d'intime, de simple», ajoute-t-il. D'autant que le résistant est aujourd'hui malade.

La cérémonie devait avoir lieu ce vendredi, en début d'après-midi. »

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