· C’était un temps déraisonnable. Les premiers résistants racontent, Georges-Marc Benamou, Paris, Éditions Robert Laffont, 1999, 359 p.

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· Les Rebelles de l’an 40 — Les premiers Français libres racontent, Georges-Marc Benamou, Paris, Éditions Robert Laffont, 2010, 381 p.

GMBenamou.jpg« Longtemps, j’ai redouté le moment qui vient. Celui où il n’y aura plus de résistants vivants et où la digue que ces pères lointains ont façonnée à la Libération cédera. Ce moment terrible de leur disparition – qui est aussi le temps de leur entrée dans l’Histoire –, je le redoute depuis toujours, comme l’enfant pris dans l’attente anxieuse de la mort de ses parents. C’est probablement pourquoi j’ai, depuis toujours et de diverses manières, dans ce livre consacré à la France libre comme dans C’était un temps déraisonnable où la résistance intérieure était centrale, tenté de conjurer ce moment. »
Georges-Marc Benamou
« Si l’on veut faire une histoire de la Résistance, il faudrait pour bien faire, élaborer une quantité de petites biographies. Vous avez des résistants, qui se trouvaient dans tel réseau, celui-ci est démantelé, s’est arrêté, eux ont été arrêtés ou ont continué dans un autre réseau. Cela permettrait de montrer la grande diversité des résistants. »
Germaine Tillion

En lisant les deux ouvrages de Georges-Marc Benamou, il est impossible de ne pas regretter que, dans chaque département, un tel travail ne fût pas entrepris ; certes, nous avons de nombreux enregistrements d’anciens résistants, ne serait-ce que dans le département de la Creuse, mais, et c’est tout l’art du chroniqueur, faut-il encore être capable de transcrire ces paroles enregistrées sur des kilomètres de bandes magnétiques, afin de rendre vivants, très vivants tous ces témoignages.
Ces récits ne prétendent pas bouleverser l’histoire de la Résistance, et du reste telle n’était pas l’intention de l’auteur de ces deux livres, non il s’agit surtout de comprendre ce que fut l’engagement de ces femmes et de ces hommes, pourquoi ils décidèrent soit de rejoindre le général de Gaulle à Londres, soit de devenir des combattants de l’ombre en France.
Une leçon magnifique et toujours d’actualité !